Salut,
Je disais dans mon précédent billet que j’avais obtenu 5 jours de repos après 2 mois de dure labeur au sein du B&B. C’est en ce moment depuis Strasbourg, ma ville natale, que j’écris ces quelques lignes.
Pour revenir à Strasbourg, j’ai pris un vol Ryanair au départ de Dublin et à destination de Paris-Beauvais. J’avais d’autres solutions plus directes pour venir chez moi mais hélas, pas aux dates qui m’intéressaient.
Aussi, ce petit passage par Dublin, m’a permis de découvrir la capitale Irlandaise et constater, par la même, que la légendaire sympathie des irlandais pouvait s’adapter également à une grande ville.
Les Dublinois sont au moins au temps serviables et dévoués sinon patients et souriants que partout ailleurs dans le pays.
J’avais un peu la crainte d’être déçu par l’effervescence d’une capitale et de subir un contraste saisissant entre Westport et Dublin, il n’en n’est rien.


Dublin est une capitale à taille humaine, dans un style très “british” avec ses bâtiments aux couleurs vives et des habitants décomplexés et à la pointe de la mode.
Des artères commerçantes en passant par des trésors architecturaux, la ville semble toutefois très abordable à pied ou en tram.


Par sa superficie, c’est une ville très étendue mais qui ne comporte pas un centre-ville très immense, c’est ce qui fait, je trouve, son plus grand charme. O’Connell Street et Henry Street découpent Dublin en deux artères sur lesquelles se trouvent la plupart des boutiques et centres commerciaux. Henry Street mène à Temple Bar, le quartier mythique des irlandais puisque s’y sont produits, entre autres, le groupe U2.
D’ailleurs, non loin de Temple Bar, Bono, le chanteur charismatique du groupe y a ouvert son propre Pub.
Temple Bar, à l’image de Dublin, n’est pas un quartier très vaste. Une petite place en son centre fait toute la renomée du site et se concentrent alors autour d’elle des pubs mythiques et les légendes de soirées arrosées et festives.


Assurément, la ville possède un charme tout particulier. Ce n’est pas une capitale comme les autres.
Elle n’en met pas plein la vue par ses buildings qui se dressent ou ses dédales de souterrains qui permettent aux habitants d’emprunter le métro. Dublin n’a pas de métro, presque pas de buildings.


La ville ne se dresse pas en hauteur et ne cherche pas à être démesurée. C’est sa principale force. Une ville ou se concentrent les traditions et l’héritage culturel tout en apposant un style moderne, branché, écléctique.
Dublin, ville cosmopolite mais ou les gens se parlent, se retrouvent, rient et se détendent autour d’une pinte de Guinness et de plats à manger sur le pouce. Une ville ou la fraîcheur du climat contraste avec la chaleur humaine.
Dublin, une ville à l’échelle des Hommes.
À bientôt,
Mike
Coucou à tous,
Au rayon des bonnes nouvelles, nous profitons pleinement de notre vie en Irlande. Ce pays, se révèle un peu plus chaque jour pour mon plus grand bonheur.
Dès les instants ou l’on prend ses marques, peu à peu, tout devient plus clair, plus perceptible. Je m’insère dans la vie locale comme un poisson dans l’eau. Petit à petit, je rencontre des irlandais, j’essaye de comprendre leur vie, leurs coutumes et ce qui caractérise à ce point leur bonne humeur constante.
J’ai ouvert un compte en banque, j’y dépose mon chèque chaque semaine car il est de coutume ici d’être payé “Per Weekly” traduisez, par semaine. C’est d’ailleurs une question que l’on vous pose à l’ouverture du compte bancaire.
J’ai reçu ma “Laser Card” la semaine dernière. C’est une carte de retrait et de débit qui permet de payer partout en Irlande et à l’étranger. La particularité de cette carte c’est qu’elle n’est pas plafonnée. Plutôt, le plafond correspond en fait aux provisions de la carte, c’est-à-dire, la somme présente sur votre compte.
Sachant qu’il n’est possible de payer que 1500 euros d’un coup en 24h. Il faut ensuite attendre 24h pour à nouveau payer une forte somme avec.
Ceci étant, ce ne sera presque jamais mon cas car 1500 euros d’un coup, je n’ai jamais eu l’occasion de me le permettre ^^
Donc c’est plutôt intéressant comme carte, ça évite les problèmes de plafond surtout à l’étranger.
Le système de chèque est intéressant aussi. Je n’ai personnellement pas de chéquier mais je dépose mon salaire en chèque. Et le principe c’est de scanner le chèque dans l’ATM, le distributeur.
Un écran affiche le montant inscrit sur le chèque via un scanner ultra-performant et permet donc de déposer son chèque sans ne rien écrire du tout sur un bout de papier comme en France. Inutile d’insérer le chèque dans des feuillets papiers puisque la machine, comme une carte bancaire, s’occupe “d’avaler” le chèque et le créditer sur votre compte instantanément.
Autant, sur certain points, l’Irlande affiche un retard technologique sur la France ou l’Allemagne par exemple, autant, sur le système bancaire, ils sont plutôt en avance.
Le système de “Cashback” aussi, est fortement intéressant et calqué sur le modèle anglais. En somme, vous avez besoin d’argent liquide dans un bar ou au supermarché et il n’y a pas de distributeur dans le coin ? Pas de problème, la caissière ou le barman vous demandera si vous souhaitez du cashback en plus de vos courses ou votre bière.
Cela consiste à encaisser le montant de vos achats plus la somme de votre choix en cash qui vous est donnée en liquide à la caisse ou au bar, ou à peu près partout, même dans les commerces. Pratique !
Ce système a été mis en place car, contrairement à la France ou vous payez des frais fixes pour l’utilisation de votre CB (par exemple, 7 euros par mois dans mon cas à la BNP) Ici, la carte ne coûte rien au mois mais à chaque utilisation de celle-ci. C’est bien moins important qu’en France, mais c’est toutefois bon à savoir. Quelque soit la somme que vous payez, le montant sera le même. Du coup, pour faire éviter deux frais successifs suite à une utilisation de la carte, disons, en paiement chez un commerçant par carte et en retrait dans un ATM, 5 minutes plus tard, le système du cashback permet de faire “d’une pierre deux coups”. Quitte à payer des frais, autant payer et retirer de l’argent dans la foulée. Ça évite de faire deux frais de suite.
Du coup, les irlandais “travaillent” beaucoup avec l’argent liquide, beaucoup plus qu’en France ou l’on paye facilement un café avec sa CB.
C’est un autre système, ni plus, ni moins intéressant que le système irlandais mais disons que ce dernier à le mérite de jouer la transparence. On sait que l’on paye des frais à chaque utilisation, et donc, une combine tout à fait légale via le cashback à été mise en place. Et les banques jouent le jeu sans broncher et le mettent même en avant sur leurs fascicules lorsque vous créez un compte !
Je disais plus haut que les bonnes nouvelles nous font découvrir l’Irlande au jour le jour et de mieux en mieux. Le revers de la médaille c’est que le travail nous demande beaucoup de temps et d’investissement. Nous n’avons pas eu, Vien et moi, de jours de repos depuis plus d’un mois. 7 jours/7, au service des pensionnaires de notre B&B, c’est usant psychologiquement surtout. Mais ça reste très largement supportable, évidemment.
Simplement, nous avons moins de temps pour explorer les environs et vous offrir donc, de belles photos.
D’autant que mon appareil à rendu l’âme, pour je ne sais quelle raison. Alors, avant d’en changer, je vais essayer de faire jouer la garantie. Il est encore neuf, il n’y aucune raison pour qu’il ne fonctionne plus.
À défaut de vous fournir des images, je vais essayer de compenser par des textes dans les temps à venir.
Je vais avoir 6 jours de repos consécutifs à la mi-mai, l’occasion d’aller faire un petit tour à Dublin, rentrer une petite semaine en Alsace pour y voir mon petit neveu, né entre temps et que je n’ai pas encore vu et surtout, couper d’avec le B&B pour bien se reposer.
Aujourd’hui, avec Ryanair, les billets permettent des escapades pour une poignée de pain. Alors, puisque le temps me le permet, je vais sauter sur l’occasion.
En attendant, le travail continue et le devoir m’appelle.
Merci pour votre fidélité,
Michael
Bonjour à tous,
Si la fréquence des articles est un peu en déclin c’est parce que nous avons, Vien et moi, débuté la saison. Alors, forcément, avec le travail nous avons moins de temps pour aller visiter le coin.
C’est pourquoi nous avons voulu visiter dès notre arrivée, un maximum de lieux.
Nos journées sont devenues plus rythmées par les clients que par les kilomètres à présent, mais il n’empêche pas pour autant d’avoir encore pour nous, plusieurs heures dans l’après-midi et la soirée pour sortir boire des “stouts” (bières) ou se régaler dans de très bons petits restaurants à Westport.
L’autre jour, nous avons accompagné un ami guide de pêche sur sa barque afin d’avoir quelques notions de pêche au brochet.
Nous nous sommes rendus sur le Lough Mask, un immense lac au sud de Westport, à une demi-heure de route environ.


À peine le moteur allumé, et déjà, cette sensation de liberté, le vent qui frappe notre visage, légèrement humidifié par l’eau, projetée par la rotation des hélices.
Une impression de solitude, de possession des lieux qui ne ressemble en rien à notre quotidien habituel.
Ici, les grands espaces s’apprivoisent, deviennent notre territoire le temps d’une seconde ou d’une heure.


Au bout d’une heure, notre ami et guide Stéphane a repéré un endroit idéal pour nous initier à sa passion, et, avec beaucoup de patience et de pédagogie nous a appris à “lancer” le leurre et le ramener vers nous en moulinant, reproduisant ainsi dans l’eau, les mêmes gestes qu’un poisson.
De quoi tendre un piège à nos proies du jour.
En vain, hélas. Les pauvres bêtes ne se sont pas faites avoir cette fois-ci. Sans doute troublées par nos gestes trop approximatifs, se sont-elles dites “Mon Dieu, pensent-ils vraiment nous tromper avec leur matériel ?! Que nenni, fuyons ! “

À défaut d’attraper du poisson, nous avons au moins eu le souvenir d’une belle ballade et d’une franche rigolade.
À la prochaine !
Mike
Peu avant de commencer notre travail en Irlande, nous avons eu le temps de descendre un peu plus au sud, à Galway.
C’est LA grande ville de l’Ouest, la quatrième de la République d’Irlande.
Une ville étudiante, dynamique. Une ville commerçante: On y vient de tous les coins pour y faire des achats dans des boutiques de luxe ou des grands centres commerciaux, qui, forcément, hébergent de nombreuses enseignes que l’on ne trouve dans les environs.

En fait, cette escale d’une journée - La ville est à 1h30 de route environ de Westport - permet de faire un break d’avec la nature. Je parle surtout pour les jeunes irlandais ou irlandaises qui souhaitent sortir faire du shopping ou flâner dans les rues animées de toute grande ville qui se respecte et ainsi, briser l’ennui ou le quotidien.

Pour nous, évidemment, cette ville ressemble à Strasbourg dans son contexte, à savoir une ville qui fourmille de gens, qui contient son lot d’enseignes de fast-food ou de grands magasins.
Rien de très dépaysant. Enfin, sauf que cela contraste tout de même d’avec le lieu ou l’on vit, ce qui, en soit, reste dépaysant mais à notre échelle.


Galway, est une ville agréable ou il fait bon vivre. Un condensé de l’Irlande traversée jusqu’alors mais ou la nature a été remplacée par des gens. Des irlandais, des étrangers, mais avec le même degré d’accueil chaleureux que rencontré jusqu’alors.

Une carte, grandeur nature, de ce que peut-être l’Irlande, même dans tout ce qu’elle a de plus “commun” aux autres pays.
Michael,
Depuis notre arrivée en Irlande, nous avons traversé des paysages sublimes. Je pourrai écrire des heures et des centaines d’articles tant il y a de photos.
Je suis obligé de faire un choix pour ne garder que le meilleur et aller le plus possible à l’essentiel.
À 1h30 de route de chez nous, en traversant de magnifiques contrées, Achill Islands, des petites îles connectées au “continent” par un pont.
La nature y est préservée et sauvage.
Au début de l’île se trouve un cimetière bâti à côté d’une vieille église, désaffectée.
Le cimetière a ceci de particulier qu’il y fait se reposer les victimes de la grande famine qui a touchée l’Irlande entre 1845 et 1849.

Plus au Nord, nous traversons encore des paysages à couper le souffle, de véritables cartes postales, grandeur nature.
Ces îles, réputées pour être un repère pour les artistes, écrivains comme peintre, permettent de confondre les impressions, les sensations.
En griffonnant sur des bouts de papier, j’y trouve des mots, des histoires à raconter, je me rapproche peu à peu de la nature. Vien, ma copine, se met à peindre ce qu’elle voit en se l’appropriant à sa façon.

En continuant notre route, nous nous arrêtons quelques instants pour contempler la vue superbe sur l’océan, en face de nous.
Le moment également de réfléchir et taper la pose.





Arrivés depuis quelques jours maintenant, nous avons eu le temps de visiter un peu la région. À une heure à peine en voiture de chez nous (mais parce que les routes sont assez sinueuses ) se trouve le Connemara, rendu célèbre par la chanson de notre ami Michel Sardou.
Qui n’a jamais entendu parler du Connemara ? De ses lacs, ses plages de sable blanc et surtout, son parc national, propice à de belles balades écologiques ?
Tout à chacun avons, d’une façon ou d’une autre, entendu ces légendes.
Sur la route du Connemara, toutefois, nous passons par la vallée de Delphi, peut-être à ce jour ce que j’ai vu de plus beau en Irlande. Des paysages intacts, véritables cartes postales grandeur nature.
Et surtout, des similitudes avec l’Islande, un autre pays pour lequel je me passionne (Un livre est à paraître)
La vallée de Delphi, idéale pour les photographe et amateurs de nature est constituée de fjords qui semblent plonger dans les eaux, c’est à couper le souffle.


Après l’avoir traversée, nous arrivons au parc national du Connemara et ses paysages vierges, ses vallées et ses lacs somptueux.
Un régal, encore une fois, pour les amateurs de beaux paysages.


Ces quelques heures passées à emprunter les routes sinueuses de la région ont été mémorables, nous reviendrons y passer quelques heures dans les mois qui viennent et nous y apporterons quelques lignes et photos supplémentaires.
Michael,
Jeudi 22 Mars, 07:00 am
Nous découvrons enfin notre nouveau “chez nous”. Nous allons demeurer dans ce charmant B&B durant 7 mois, la saison régulière.
Alors, cet espace revêt forcément une certaine importance, il sera notre domicile pour un petit moment, il doit être à la fois un agréable espace à vivre pour les clients mais aussi un peu intime afin d’y mener notre vie de couple comme dans notre ancien appartement, à Strasbourg.

À l’intérieur, tout le confort pour que les clients passent un agréable et mémorable séjour. 6 chambres dans la bâtisse principale, et 3 autres dans un petit cottage attenant.
Une vue magnifique et imprenable sur la mer, en face, et la montagne, derrière, confère au B&B un cadre somptueux et magnifique. D’autant plus qu’il se trouve sur une petite presqu’île, au calme.
Un immense terrain permet aussi de s’y détendre.

Le B&B se situe à Murrisk, un petit village qui est une extension de Westport, une ville d’importance moyenne mais qui comprend tous les commerces et commodités nécessaires. Des Pubs, des restaurants, des cafés, de jolies maisons et une rivière que la ville surplombe.



La ville, charmante et reposante offre une halte idéale aux touristes voulant s’essayer à l’ascension du Croagh Patrick, lieu de pèlerinage mondialement connu, puisqu’il se situe à quelques kilomètres seulement de la ville.
La ville, le dernier dimanche de Juillet devient alors très animée. Des festivals d’arts et de musiques occupent les agendas des habitants et des touristes.
Westport sera notre cadre de vie durant quelques mois, nous reviendrons vous en dévoiler les secrets les plus enfouis durant notre séjour.
À bientôt,
Michael
33 heures de voyage.
C’est le temps qu’il nous aura été nécessaire pour rejoindre notre destination. Pour rappel, nous sommes parti de Strasbourg, le 20 mars vers 07h30 du matin, nous avons roulé durant près de 10h pour rejoindre Cherbourg, en Normandie.

De là, nous avons embarqué à bord du ferry de la compagnie “Irish Ferries”, une traversée de 17 heures, dont l’arrivée s’est faite à Rosslare, dans le sud-est de l’Irlande, à 14h le mercredi 21 Mars.

Premiers pas sur le sol irlandais, nous passons la douane sans encombres et même avec le sourire des douaniers.

Une longue route nous attendait pour rejoindre Westport, dans le Comté de Mayo, dans le nord-ouest.
Sur la route, conduite à gauche oblige, la prudence était de mise. Pour Vien et moi, c’était une première. D’autant plus qu’avec le volant à gauche, nos points morts en sont quelque peu faussés et nous devions redoublé de vigilance.

À travers les paysages irlandais, nous avons roulé durant 05 heures qui paraissaient en faire le double car nous avions enchaîné déjà plus de 24 heures de voyage.
Alors, la fatigue aidant, nous n’avions plus toute notre patience. Seul dominait encore l’enthousiasme de découvrir notre nouveau “chez nous”.
Alors que la nuit commençait à tomber, nous sommes arrivé à Westport éreintés. Nous sommes allé directement nous coucher et n’avons découvert les lieux qu’au petit matin, par un soleil rayonnant.
To be continued…
Mardi 20 Mars, jour du départ.
Nous sommes excités à l’idée de partir, cela fait maintenant plusieurs semaines que nous avions intégré cette date et tout fait pour que l’on soit prêt le jour J.
Alors, avec un peu de soulagement - et aussi un peu de Nostalgie - nous mettons enfin les voiles.
09h de route jusqu’à Cherbourg ou nous prenons le ferry de la compagnie Irish Ferries. 17h de traversée pour arriver mercredi 21 mars, à 14h, sur la côte sud est de l’Irlande, à Rosslare.
Mais le périple ne sera pas encore fini puisque 5 heures de route, conduite à gauche, nous serons nécessaires pour rejoindre le nord-ouest du pays, à Westport, dans le comté Mayo.
Notre nouvelle aventure nous y attend.
Nous ne savons que peu de choses encore sur la vie irlandaise, mis à part quelques informations glanées ça et là sur internet, rien de véritablement concret. C’est donc dénués de références que nous y mettons les pieds, l’heure des constatations sera donc pour plus tard.
En tout cas, comme un enfant qui découvre un immense magasin de jouets, nous avons les yeux étincelants, prêts à voir de belles choses.
Ces moments sont rares, parce que ce n’est pas qu’un simple voyage. C’est un nouvel état d’esprit qui nous attend, une nouvelle habitude, un nouveau quotidien.
Et tout ça, c’est une véritable aventure à vivre, à 100% et à chaque instant.
Vous pourrez désormais nous suivre sur ce blog, nous y raconterons notre périple, notre quotidien en espérant vous donner envie de découvrir ce pays et nous rendre visite.
À bientôt, ici ou ailleurs.
Michael et Vien
1 mois. C’est le temps qu’il nous reste avant de mettre les voiles vers l’Irlande, notre destination jusqu’à la fin de l’année 2012.
Au mois de Janvier, suite à une annonce parue sur le site de Pôle Emploi, nous avons postulé, Vien (ma compagne) et moi-même à une offre d’employés de bed & breakfast dans le nord-ouest de l’Irlande.
Après y avoir cru, puis perdu tout espoir, mon téléphone sonne et au bout du fil, notre futur employeur qui nous annonce que nous avons été retenus.
Une chance en ces mois difficiles. L’emploi ne court pas les rues, ni en France ni autre part.
Ce n’était pourtant pas faute d’avoir répondu à une cinquantaine d’offres d’emplois, la plupart étant restées sans réponses.
Je constate qu’en ces temps modernes, ou l’on nous vante la communication comme première source de sociabilité, finalement, il est rare d’obtenir suite à des appels pourtant répétés.
Pourquoi cette tendance au dénis ?
Il est insupportable de se voir condamner au mutisme, être traité comme du vulgaire bétail.
Un simple mail informant le candidat qu’il n’a pas été retenu malgré l’intérêt suscité par son parcours professionnel ne suffirait-il pas à satisfaire tout le monde ?
Au lieu de ça, les employeurs suscitent l’attente, puisse t-elle être douloureuse pour tout à chacun.
Alors, parmi ces multiples candidatures, il y en avait bien sûr une qui nous faisait plus que tout espérer qu’elle soit positive, celle de Westport, dans le nord-ouest de la République d’Irlande.
Celle-ci parce que ce pays habitait nos fantasmes les plus fous, après avoir parcouru à trois reprises l’Islande, plus au Nord, les correspondances existantes entre ces deux nations, jusque dans leurs noms, très proches, offraient des espoirs d’un avenir plus prometteur et une nouvelle expérience de vie commune.
Ayant vécu, pour ma part, une expérience de vie à l’étranger dans le cadre de mes études en cinéma en 2009 à Montréal, je ne sais que trop l’importance que cela permet à l’accomplissement personnel à bien des niveaux.
D’abord culturellement, se confronter à une nouvelle histoire, des nouvelles coutumes, apprivoiser un mode de vie et parfois, une nouvelle langue.
Ensuite, socialement et humainement; rencontrer de nouveaux amis, découvrir un nouvel environnement et tenter d’y faire ses preuves.
La réunion de deux styles opposés crée parfois l’étincelle qu’il nous manque au quotidien pour échapper au fatalisme de la routine.
Cet espoir de se découvrir et se libérer réside en partie dans l’expérience d’une vie à l’étranger.
Nous attendions cet appel téléphonique libérateur, et quelle ne fût pas notre joie lorsqu’il nous apporta cette réponse positive tant attendue.
Les quelques formalités à gérer envahissent alors le quotidien, nous plongeant progressivement dans l’angoisse.
Des questions légitimes comme: Que faire de l’appartement actuel ? Comment déménager en aussi peu de temps ?
Puis il faut accepter le fait de se débarrasser d’une partie non négligeable d’une ancienne vie, briser les habitudes pour en reconstruire de nouvelles autre part, recommencer en somme.
Ce n’est jamais qu’une question de volonté me direz-vous, c’est bien possible, mais la société actuelle est basée sur de l’affect matériel. On ne cesse de nous vendre des idioties, des choses futiles dont nous n’avons en réalité pas vraiment besoin. Et lorsque le départ sonne le glas, ce sont autant de choses qui deviennent insupportables à gérer.
La liberté du mouvement, finalement, devrait être celle de l’air, d’une légèreté et d’une fluidité à toute épreuve.
Nous devrions pouvoir ne posséder que des choses immatérielles comme des souvenirs, des empreintes indélébiles que l’on emporte plus facilement avec nous dans nos déplacements.
C’est vers cela que nous tendons, Vien et moi. Une vie plus légère, désencombrée de futilités qui nous emmène vers des chemins ou il est plus facile de se rendre, le poids des choses du quotidien restant tout le temps derrière nous.
Le 20 Mars, nous mettrons les voiles vers l’Irlande en voiture. Nous n’y emporterons que certaines choses de valeur. Des livres, de la musique, des cahiers et des stylos. Un ordinateur et un appareil photo pour immortaliser notre nouveau quotidien.
Le reste, inéluctablement, ne fera plus partie de notre vie.
Pour autant, nous n’éprouvons aucune tristesse à laisser nos meubles et notre confort au placard, tout le contraire.
Seuls face à la nature et à nos responsabilités. De quoi recommencer une nouvelle vie, aussi libres que l’air…
Michael